MRAP National : L’HOMME EST UN MIGRANT

 

Le 18 décembre est la journée internationale des migrants. A cette occasion, le MRAP rend d’abord hommage aux milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui chaque année trouvent la mort au cours de cette périlleuse entreprise qu’est dans notre monde la tentative d’aller chercher dans un autre pays refuge ou vie meilleure. Ses militants apportent tout leur soutien et leur aide à ceux qui doivent surmonter les pires épreuves, physiques ou administratives, pour trouver la paix et un avenir dans notre pays.
 
Les 230 M de migrants dans le monde ne sont que 3% de la population, mais ils usent d’un droit naturel et éternel de l’homme à se déplacer sur la planète. Quelquefois volontaires, ces changements de pays sont le plus souvent dus à la nécessité de fuir des guerres, des oppressions ou une misère devenues insupportables. Les changements climatiques vont encore engendrer de nouvelles migrations.
 
Mais les politiques d’immigration de la plupart des États ont des conséquences humanitaires désastreuses, en particulier aux frontières de l’Europe, causant des morts par milliers. La politique d’expulsions forcées, brutale et inhumaine, doit cesser. Le MRAP exige que les Etats européens mènent une autre politique migratoire qui tienne compte des réalités. Il refuse les accords qui limitent la circulation et l’installation des migrants extra-européens en Europe.
 
Le MRAP est particulièrement sensible aux réactions racistes ou xénophobes qui visent les migrants dans les pays d’accueil. Elles sont entretenues et manipulées par des forces politiques que le MRAP combat. Cette utilisation de la peur et du rejet de l’étranger peut conduire au pire. Elle fait des ravagent dans la vie sociale et politique en France, en Europe et dans le Monde.
 
Le MRAP participe à maintenir la tradition humaniste de la France qui doit redevenir un pays d’ouverture et d’accueil. Il dénonce l’illusoire crispation sur des frontières dans un monde où tout, y compris les hommes, circule. Il appelle à une nouvelle prise en compte par les Etats et par la communauté internationale des migrations comme une composante naturelle de l’humanité. Loin d’être une source de malheurs, elles doivent devenir un élément du développement harmonieux des peuples et de leurs rapports.


Paris, le 18 décembre 2015 <!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->

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Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
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