Rassemblement pour l’hébergement et la scolarisation immédiate des mineurs isolés étrangers abandonnés à la rue.

Vendredi 11 décembre, 17H précises, Vieux-Port (ombrière)

Action/Rassemblement pour l’hébergement et la scolarisation immédiate des mineurs isolés étrangers abandonnés à la rue.

Venez nombreux au rdv, soutenir les mineurs isolés qui font partie du collectif et tous les autres !

Mineurs isolés étrangers à la rue = mineurs en danger Vassal, hors-la-loi, que fais-tu ?

Nous dénonçons l’abandon volontaire des mineurs étrangers, qui sont laissés à la rue malgré les signalements émis dans les services du Conseil départemental 13.

Tenus à l’écart des dispositifs prévus pour l’aide sociale à l’enfance pendant de longues semaines, voire mois, ces enfants n’ont d’autre solution que de dormir dehors, dans l’attente interminable d’une décision de placement en foyer.

Nous demandons au Conseil départemental 13 que des moyens adéquats soient débloqués pour l’hébergement et la scolarisation de ces jeunes migrants.

Nous demandons que, dans l’attente d’une place pérenne en foyer, le Conseil départemental leur fournisse au minimum un hébergement d’urgence, comme c’est le cas dans d’autres départements.

Le principe de l’accueil inconditionnel des mineurs isolés, français ou étrangers, est fixé par la loi et le refus de prise en charge au moment du signalement (une pratique courante dans notre département) est illégal. Le département de la Loire-Atlantique a été condamné pour ces mêmes manquements. Le département de la Haute-Garonne fournit un hébergement d’urgence dès le 1er jour de signalement de l’enfant.

Nous dénonçons les intentions de plus en plus criantes des acteurs institutionnels de la protection de l’enfance à la répression des jeunes migrants, notamment la grave dérive pénale qui les touche lors des enquêtes administratives visant à contrôler leur minorité. 

Plutôt que d’apporter la garantie d’un accueil minimal à ces enfants étrangers, il paraît de plus en plus clair que les dispositifs conçus par le Conseil départemental et ses partenaires sont davantage destinés à alimenter des enquêtes à charge pour contester la minorité et justifier l’exclusion des dispositifs d’aide et les expulsions.Lors des enquêtes administratives d’évaluation de la minorité, les services départementaux chargés de la protection de l’enfance n’hésitent pas à collaborer avec la police judiciaire et la police aux frontières.Ces enquêtes débouchent ainsi de plus en plus systématiquement sur des peines de prison, lorsque le jeune n’est pas en mesure d’apporter la preuve absolue de sa minorité (il est alors accusé d’usage de faux !), un enfermement préalable à son expulsion.

Nous demandons la fin de la pratique des tests osseux et des autres tests physiques dégradants, qui ne représentent pas une preuve fiable pour déterminer l'âge de l'enfant.

Ces tests physiques dégradants, unanimement contestés par la communauté scientifique,font partie de l’arsenal répressif largement utilisé par les acteurs institutionnels de la protection de l’enfance.